Soirée délirante hier à la ville des Thermes.
Trop de concerts simultanés, pas assez de temps pour en profiter pleinement (genre 15 minutes par artiste…).
Je vous livre donc aujourd’hui, en vrac, des extraits des shows d’Été 67 qui ouvrait pour Jacques Dutronc, Féfé l’ex Saian Supa Crew, les Belges de Piano Club et nos Montréalais chéris sur scène : Cœur de pirate en langage sourd et muet, Orange Orange et Yann Perreau. Je m’attarderai surtout au clou de la soirée : les dégénérés de Sexy Sushi.
Bon, par où commencer…
Allons-y avec Été 67, groupe Belge que j’ADORE, un croisement entre Dutronc et Violent Femmes, avec le spirit d’Arcade Fire qu’on espère voir à Montréal sous peu :
Et hop ! Ma pièce préférée : Hotel Delirium
J’ai quitté avec regret Été 67 pour retrouver, Féfé, l’ancien mc de Saian Supa Crew qui m’a vite fait oublier (oui je sais, suis pas fidèle en musique). Mais comprenez moi :
J’ai ensuite assisté au concert de Piano Club, formation qui lie le dynamisme d’At the Drive In et les hooks accrocheurs de Tokyo Police Club. Les fans, jeunes et nombreux, ne se sont pas fait priés pour embarquer dans leur trip:
Yann Perreau était en super forme, malgré une nuit mouvementée à faire la fête à Viviers, le village voisin. Il a gagné le coeur des Belges un à un, grâce à son charisme, son intégrité et ses mélodies entraînantes. En voilà un qui se donne corps et âme sur scène. Le public lui a bien rendu en se levant spontanément à la demande du chanteur.
On regarde un extrait de son concert :
Puis je me suis rendue voir Cœur de pirate, chaudement accueillie par les Spadois pour sa première visite. Une dame signait pour le bénéfice des malentendants (et autres qui ne comprennent pas quand Béa chante
. Voyez les 2 versions :
Puis, direction Lido pour voir Orange Orange bizouner sur leurs machines. Dom HameLLL sait mettre de l’ambiance et ils ont débuté en force avec une pièce de feu : Et je pleure :
Après cette première chanson du couple, il fallait déjà que je me place pour le Grand Jacques Dutronc parti à la conquête des Spadois avec Et moi et moi et moi. Ça commence fort !
Puis On nous cache tout on nous dit rien :
Je vais laisser le soin à mon amoureux et méga-fan Pat Baillargeon du journal Voir vous raconter le concert en détail, car après quelques titres, je me suis précipitée voir Sexy Sushi que j’avais loupé à Montréal.
Après leur passage remarqué aux Francos en juin, il était hors de question que je manque ça ! Je n’ai pas été déçue, au contraire, j’ai goûté à tout ! Leur sueur, leur bière, la terre d’une plante décrissée, sans oublier le jus de vidange… Trash vous dites ? Oh que OUIIII!!! comme dirait l’autre.
Faut le voir pour le croire :
La chanteuse a enlevé son t-shirt après le premier morceau. Elle s’est de suite jetée dans la foule pour danser avec elle. Aux gars de la sécu qui la suivait partout, elle a balancé un : J’ai pas b’soin d’vous ! et les a poussés en créant un trash à la grandeur du plancher de danse du Lido. Après le morceau, elle est remontée sur scène, au grand dam de la pauvre plante qui s’y trouvait (RIP):
Après avoir avalé les mottes de terre de la plante anéantie, les kids chantaient en chœur toutes les conneries qu’elle peut déblatérer : Petit pédé, moi aussi je veux te sucer (et tutti quanti), l’ambiance était chaude et transpirante, comme l’indiquait le t-shirt de son comparse sur scène, un grand KKK à la cagoule noire.
Les pauvres photographes qui étaient à mes côtés ont passé un dur moment. Le premier s’est fait détraquer son objectif alors que l’autre, à qui je venais de dire que notre métier est parfois dangereux, s’est fait déverser une bière sur la tête.
Elle volait les casquettes et chapeaux et quand elle en avait marre, elle les envoyait paître dans la foule. De même pour les sacs à dos trop près de la scène. Une vraie barge !!! Et le summum… Elle s’amène avec la grosse poubelle pleine à rebords du backstage… Elle déverse son contenu (fond de bière, de coke, kleenex, papiers de sauce, vieux kebabs, verres et bouteilles de plastique et toutes bonnes cochonneries qu’on met aux vidanges…) et son contenant sur ses fans !!! Le public était en délire. Un peu plus et certains acceptaient son invitation de se jeter du 2e !
Ce n’est pas un album que j’achèterais car musicalement, c’est un peu n’importe quoi. Mais je retournerai les voir volontiers. Mais cette fois, je me tiendrai loin des premiers rangs !
Bref, à date, le concert le plus mémorable et assurément le plus destroy des Francos de Spa. Sur ce, je vais me doucher…
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