Souvenirs de F.E.M.M.E.

Avec le recul, mes 2 dernières journées du FME ressemblent à un long rêve idyllique et surréel, durant lequel j’aurais:

  • jappé avec les frères Rivaux;
  • saigné des oreilles avec Buzz;
  • fait de l’auto-hypnose avec Geneviève;
  • dansé en formation groupée autour d’un monticule de sacoches et manteaux;
  • vu neiger (et des Belges et Français sortir leur iphone);
  • abusé de l’option chauffe-cul;
  • rit de JFJ pourchassé par le seul itinérant de Rouyn;
  • matché mes 2 célibataires préférés (Héhé j’ai réussi là où Facebook et Urbania a échoué! Dans ta face-book:);
  • aperçu The Sadies jouer dans un dépanneur de Rouyn o_O;
  • swingué avec des rockabilly argentins sortis d’un film à la Tarantino / Rodriguez;
  • entendu Morrasse appeller le 69;
  • mangé une poutine over-rated;
  • vu Sandy faire la vaisselle à la café et trouvé ça inspirant de voir le fondateur du festival donner un coup de pouce aux cuisines;
  • perdu au ipod battle alors que not’coloc belge JF Jasper remporte le beau dessin et la tournée de bières :D ;
  • offert une mention très honorable aux Phils Papnault, à Parazzz et Pélo et tous les ipodeux qui ont mis le feu chez Bob! Wooow j’ai pu de voix!;
  • manqué le karaoké où s’est distingué le crooner Brad Gagnon-Lafrance, mais j’ai eu la chance de passer 9 heures dans une van avec cet exceptionel performer d’I'm just a Gigolo;
  • appris que Bastien est aussi un as de l’application TrafficNet d’iphone. Ça tombe bien la 117 est bouchée à la sortie du parc jusqu’à Montréal;
  • fait la route de retour en bande de primés voulant à tout prix éviter le traffic, quitte à passer din ch’min d’terre pis din semi-routes spookies et bucoliques (RUN) ;
  • traversé sur l’autre rive d’la rivière rouge (so long suckers!);
  • passé pour une van de la CIA avec un GPS collé dans l’winchire et les 2 ordis ouverts pour maintenir le iphone en vie;
  • perdu de signal téléphonique du iphone et se retrouver seuls sur le chemin de terre au milieu des lacs et des maisons parsemées aux kms, et se demander si c’était vraiment une SI bonne idée que ça… Surtout quand  on aperçoit des hillbillys sul perron avec leurs guns de chasse;
  • passé sous un pont couvert puis découvrir une plantation de pot, déguerpir pour sa vie;
  • Mangé le meilleur burger de la 117;
  • allègrement rit aux larmes, et fait la route sans bouchon jusqu’à Montréal.

AAAHHH Que d’aventures au FME!
Et comme disait Damien Robi : LE FME ne se termine qu’une fois revenu, parce que le retour fait parti du trip.
Oooh que oui, tu croyais pas si bien dire l’ami :)

Moments présentables du weekend

Samedi:

Le Carabine, un band local instrumental. Intriguant avec ses mélodies biens amenées

Melvins, groupe de rock mythique, et supra-loud.
Bouchons inutiles tellement c’était fort (et hallucinant:):

La Karkwamania:

Les mile-enders Parlovr qui m’ont bien réchauffé la couenne au Cabaret. Dur d’y entrer comme c’était plein mais ça valait la peine d’insister. Seul bémol : La coupe Win Butler qu’ils surexploitent.

Les Misteur Valaire seront bientôt prêts à affronter LE MONDE avec leur machine à danser et leurs p’tits suits agencés. Ils sont à un changement de costume d’un succès international!

Dimanche (alias lendemain de veilles)

La craquante et talentueuse Michèle O:

Un Chapelier fou (mais pas si fou que ça finalement):

La bite fantastique de Pierre Lapointe (OH! S’cusez le lapsus!;)
Deux par deux rassemblée n’a jamais été si à propos.
Big up G et J :D

Broken Toys, les argentins les plus sexes au Nord de la 117!

Je conserve précieusement ces doux souvenirs en attendant impatiemment de m’en créer de nouveaux l’année prochaine. Merci à Sandy, Jenny, Stéphanie, Maude, Jane et toute la belle gang du FME pour son accueil exceptionnel! Et spéciale dédicace à Canal Vox pour le prêt de la fabuleuse mini-cam HD.

Amour,  Cynthia xo

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Un vendredi soir à Rouyn-Noranda

Après avoir réglé tous les détails pour que mon p’tit monde aviaire & tropical survive à mon absence de 3 jours, j’ai enfin pu me lancer dans la grande virée annuel à Rouyn!

On est arrivés vers 19h après une ballade en bagnole d’un peu plus de 8 heures. Long roadtrip, mais quand la compagnie est bonne, on ne voit pas le temps passer ! C’est donc dans le plaisir et l’allégresse qu’on est débarqués au Festival de musiques émergentes (FME).

Plaisir est de constater que le Festival n’a rien perdu de sa dimension humaine qui le rend si exceptionnel. L’accueil y est toujours aussi chaleureux et on sent que les 8 années d’expériences ont permis à l’organisation de gagner en sérénité. Notons aussi la contribution des gens du coin qui collabore bénévolement à l’événement, faisant en sorte que le festival fonctionne rondement. La bonhomie est à l’honneur donc, salutations à Sandy Boutin, Jenny Thibault et toute leur équipe à l’arrivée, bonjour aux journalistes présents puis hop ! Tite douche et c’est parti pour une première soirée de Fun Musique Et….

Parmi les bons moments de ma soirée, les vibrants ‘’Nous sommes des Loups’’ qui ont donné une performance sans accro. La fougue et la sueur étaient au rendez-vous :

Alors qu’on se bouchait un coin au Subway, on voit passer devant nous une jolie blonde en talons hauts qui marche d’un bon pas, sa guitare à ma main. Échanges de sourire complices, pouce en l’air en guise de ‘’Merde’’, on regarde filer Martha Wainwright vers l’Agora des arts. Fidèle à ses habitudes, elle nous a livré son cœur et ses trippes sur la scène de l’ancienne chapelle.

Accompagnée de cette fameuse guitare, Martha nous a montré qu’elle est la digne descendante de Kate McGarrigle. D’une voix poignante, tout en simplicité et en finesse, elle nous a ouvert son cœur et n’a laissé personne indifférent. La grande scène qui avait accueilli juste avant la bande de musicos de Gigi French semblait maintenant trop petite pour cette grande dame de la chanson qui prenait toute la place avec ses histoires crève-coeur. Moment de recueillement collectif dont on se souviendra longtemps !

Les Sadies ont illuminé ma fin de soirée avec leur rock country dangereusement maîtrisé. Ils nous ont balancé leurs standards revisités et les compos de leur multitude d’album avec la ferveur qu’on leur connaît. Du pur délire de pouvoir voir ce groupe torontois mythique dans ce p’tit bar de Rouyn.

On retournera les voir assurément ce soir, en plus d’aller admirer les prouesses de Buzz et des Melvins, les irrévérencieux Parlovr, les audacieux Bionicologists, et danser sur Le Matos.

FME, je t’♥ !

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Spa la fin

Oooh non!

J’ai enfin réussi à mettre en ligne tous les vidéos de Spa!
Pas évident sans connexion haute vitesse et accès constant…
Gggrrr ! Me suis retenue d’arracher le tapis avec mes dents :z
Certes, mon blogue est su’l décalage, reste que ces images, vous serez les seuls à les voir !
Ça vaut bien un brin d’attente, non ;)
Bon, sans plus tarder, voici mes meilleurs shows des derniers jours à Spa!
Mon scrapbook doré met en relief My Little Cheap Dictaphone de Liège, qui, avec ses projections cinématographiques, l’ensemble de cordes, et son rock ultra mélodique a gagné toute mon attention et mon respect pour ses compos de compé (A.Q.;) et pour tout le beau travail investi dans ce projet :
Je me suis aussi bien amusée avec le combo belge Phantom qui accompagnait Lio, la pinup française des années ‘80 (Cherchez Lio Images dans Google;)
Ils ont réussi à nous faire chanter en chœur  Banana Split, Amoureux solidaires et Les Brunes comptent pas pour des prunes et d’autres tounes qu’on se rappelait pu qu’on connaissait:
Dommage que Lio se soit retrouvée à court de voix après 5 tounes…
J’ai encore les oreilles qui sillent!
Je sais pas vous mais personnellement je préfère l’interprétation d’Amoureux Solitaires par Suzy Loves des Breastfeeders
La bête de scène s’est lâchée lousse sur Blitzkrieg Bop des Ramones !
1-2-3-4 !
Puuuuuggyyyy (P.R.;) ont commencé le concert en conquistador, dos droits, accroches placées là où il faut, les gentils garçons ont balancé leur britpop selon les standards de la mèche bien placée.
L’étincelle a duré 20 minutes. Soudain un pattern m’est apparu et mon intérêt s’est déplacé en direction de la tartiflette savoyarde. Retour au show au parterre dégarni, Déduction : suis pas la seule à avoir eu une fringale. Mais je dois souligner l‘excellent début de concert du groupe bruxellois :

Montréal, la bobeline

Comme j’ai manqué de temps pour voir l’ensemble nos porte-étendards durant le festival, dimanche je me suis offerte une tournée des Quebs.
De mon point de vue, on a eu droit à une programmation montréalaise somme toute assez sage pour Les Bars ‘’en folie’’ qui furent, jadis dans le bon vieux temps, des lieux de débauche royale, selon les Spadois rencontrés.
Comme quoi les temps changent…
Quoi qu’il en soit, Ian Kelly, Tricia Foster, Collins Moore et Marco Calliari ont bien rempli le mandat (pas toujours facile) d’animer les festivaliers pendant leur apéro. Tous partagent un entregent et un sens du spectacle qui leur a permis d’intriguer les Belges, chacun à sa façon.
C’est avec la fougue qu’on lui connaît que Marco Calliari a captivé son auditoire :
Anecdote : L’excellent photographe Michel Dvorak m’a montré des photos de Marco Calliari qui  littéralement fumait de la tête pendant son concert sous le Dome, alors qu’il faisait 20 degrés. Déduction : Marco était feu !
Hélas ce n’est pas le concert que j’ai vu, j’ai plutôt assisté à celui dans un bar à 16h de l’après-midi (Équivalence : 10h du mat pour un Spadois lendemain de veille). Mais le routier s’est démené comme s’il était 22h dans une virée à Palerme en Italie ! On peut sortir Marco d’Anonymus, mais pas Anonymus de Marco :D
Après une course folle, j’ai attrapé le rappel de Tricia Foster, voici sa dernière chanson:
Je dois t’avouer Tricia que j’adore ta voix et tes mélodies bien ficelées et livrées avec cœur.
Mais ton costume de scène, pas sûre.
Collin Moore a donné une prestation décente à Spa.  Encore là, sûrement parce que ça sentait la fin (des shows tl jours, ça donne soif!;) et qu’il était 18 heures (Équivalence : 8h du mat pour Collin), là aussi l’atmosphère était assez smooth.
J’ai vraiment préféré Collin à Québec avec son band de rockers de ruelles, plus près de Guns & Roses que de Bob Dylan (Vince Peake, t’étais oùhouù ?!)
Et j’ai eu comme un sentiment d’artistes ‘’séparés à la naissance’’ en voyant Ian Kelly tout de suite après Collin Moore.

En formule acoustique, bien que tous les deux soit des songwriters talentueux et très différents sur album, présentés ainsi pour les Belges, la différence est de l’épaisseur d’une grosse corde de guitare.

À la fin de ma tournée des Quebs, j’me suis demandée si les Spadois vont penser qu’on ne fait que dans le folk mélancolique au Québec… :/
Heureusement que Mad’moiZel Giraf (et Yann Perreau plus tôt cette semaine) étaient là pour montrer qu’on groove à Montréal! Les Giraf ont bien chauffé la scène et malgré leur ‘’accent’’, les Belges ont embarqué à fond de train dans leurs  ‘’patentes’’ !! Et mêmes dans leurs patentes à vendre :
Les Francos de Spa, c’est aussi des journalistes qui se donnent en spectacle.
Suite à un défi lancé durant la conférence Le marché québécois : Rêve ou réalité, Phil Renaud nous a interprété Fais-moi la tendresse de Ginette Reno à l’after du Casino. Et comme nous n’étions que quelques témoins, j’ai pris le soin de filmer l’événement pour démontrer que Phil,  ben, c’t’un un gars de parole.
Mais comme cette vidéo peut être compromettante pour sa réputation de journaliste sérieux, j’vais attendre l’approbation du principal intéressé avant de shooter ça sur youtube. J’voudrais quand même pas en faire un Ghyslain Raza (Star Wars Kid), tsé… Alors je ne mets qu’un aperçu :P
Les Bobelins sont les touristes qui viennent sur Spa pour profiter de ses atouts (Équivalence chez nous : des ratoureux). La preuve que l’industrie du disque québécois est ratoureuse : Réunions dans les spas, bouffes de réseautage et showcases, Maitrank (vin de fleurs et d’eau de vie – de la bombe !) spécialités congolaises, gaufres, Hoegarden rosée, la totale quoi !
Équivalence : La grosse vie sale.
(Et non, je n’ai pas d’images de tout ça, un peu de retenue s’il vous plaît !)
Reste que c’est comme ça qu’on tisse des liens qui nous font aimer la Belgique et vouloir en rapporter des parcelles avec nous.
Oh que oui, AMOUUUR !
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Fou d’même, ça peut Spa !

Soirée délirante hier à la ville des Thermes.
Trop de concerts simultanés, pas assez de temps pour en profiter pleinement (genre 15 minutes par artiste…).
Je vous livre donc aujourd’hui, en vrac, des extraits des shows d’Été 67 qui ouvrait pour Jacques Dutronc, Féfé l’ex Saian Supa Crew, les Belges de Piano Club et nos Montréalais chéris sur scène : Cœur de pirate en langage sourd et muet, Orange Orange et Yann Perreau. Je m’attarderai surtout au clou de la soirée : les dégénérés de Sexy Sushi.
Bon, par où commencer…
Allons-y avec Été 67, groupe Belge que j’ADORE, un croisement entre Dutronc et Violent Femmes, avec le spirit d’Arcade Fire qu’on espère voir à Montréal sous peu :
Et hop ! Ma pièce préférée : Hotel Delirium

J’ai quitté avec regret Été 67 pour retrouver, Féfé, l’ancien mc de Saian Supa Crew qui m’a vite fait oublier (oui je sais, suis pas fidèle en musique). Mais comprenez moi :

J’ai ensuite assisté au concert de Piano Club, formation qui lie le dynamisme d’At the Drive In et les hooks accrocheurs de Tokyo Police Club. Les fans, jeunes et nombreux, ne se sont pas fait priés pour embarquer dans leur trip:
Yann Perreau était en super forme, malgré une nuit mouvementée à faire la fête à Viviers, le village voisin. Il a gagné le coeur des Belges un à un, grâce à son charisme, son intégrité et ses mélodies entraînantes. En voilà un qui se donne corps et âme sur scène. Le public lui a bien rendu en se levant spontanément à la demande du chanteur.
On regarde un extrait de son concert :
Puis je me suis rendue voir Cœur de pirate, chaudement accueillie par les Spadois pour sa première visite. Une dame signait pour le bénéfice des malentendants (et autres qui ne comprennent pas quand Béa chante ;) . Voyez les 2 versions :
Puis, direction Lido pour voir Orange Orange bizouner sur leurs machines. Dom HameLLL sait mettre de l’ambiance et ils ont débuté en force avec une pièce de feu : Et je pleure :
Après cette première chanson du couple, il fallait déjà que je me place pour le Grand Jacques Dutronc parti à la conquête des Spadois avec Et moi et moi et moi. Ça commence fort !
Puis On nous cache tout on nous dit rien :
Je vais laisser le soin à mon amoureux et méga-fan Pat Baillargeon du journal Voir vous raconter le concert en détail, car après quelques titres, je me suis précipitée voir Sexy Sushi que j’avais loupé à Montréal.
Après leur passage remarqué aux Francos en juin, il était hors de question que je manque ça ! Je n’ai pas été déçue, au contraire, j’ai goûté à tout ! Leur sueur, leur bière, la terre d’une plante décrissée, sans oublier le jus de vidange… Trash vous dites ? Oh que OUIIII!!! comme dirait l’autre.
Faut le voir pour le croire :

La chanteuse a enlevé son t-shirt après le premier morceau. Elle s’est de suite jetée dans la foule pour danser avec elle. Aux gars de la sécu qui la suivait partout, elle a balancé un : J’ai pas b’soin d’vous ! et les a poussés en créant un trash à la grandeur du plancher de danse du Lido. Après le morceau, elle est remontée sur scène, au grand dam de la pauvre plante qui s’y trouvait (RIP):

Après avoir avalé les mottes de terre de la plante anéantie, les kids chantaient en chœur toutes les conneries qu’elle peut déblatérer : Petit pédé, moi aussi je veux te sucer (et tutti quanti), l’ambiance était chaude et transpirante, comme l’indiquait le t-shirt de son comparse sur scène, un grand KKK à la cagoule noire.
Les pauvres photographes qui étaient à mes côtés ont passé un dur moment. Le premier s’est fait détraquer son objectif alors que l’autre, à qui je venais de dire que notre métier est parfois dangereux, s’est fait déverser une bière sur la tête.
Elle volait les casquettes et chapeaux et quand elle en avait marre, elle les envoyait paître dans la foule. De même pour les sacs à dos trop près de la scène. Une vraie barge !!! Et le summum… Elle s’amène avec la grosse poubelle pleine à rebords du backstage… Elle déverse son contenu (fond de bière, de coke, kleenex, papiers de sauce, vieux kebabs, verres et bouteilles de plastique et toutes bonnes cochonneries qu’on met aux vidanges…) et son contenant sur ses fans !!! Le public était en délire. Un peu plus et certains acceptaient son invitation de se jeter du 2e !
Ce n’est pas un album que j’achèterais car musicalement, c’est un peu n’importe quoi. Mais je retournerai les voir volontiers.  Mais cette fois, je me tiendrai loin des premiers rangs !
Bref, à date, le concert le plus mémorable et assurément le plus destroy des Francos de Spa. Sur ce, je vais me doucher…
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Sparadis musical

La première soirée des Francos de Spa nous laisse présager une édition métissée où s’entrecroiseront les rythmes du monde, la pop, l’électro, le rock alterno, le folk et tout ce qu’on retrouve en périphérie. Décidément, c’est un festival sur mesure pour une fille comme moi qui apprécie le mélange des genres !

Après l’apéro, nous avons débuté la soirée avec Baloji qui avait une pêche d’enfer ! Accompagné de ses musiciens congolais, il nous a transporté au pays du soleil où la rumba, le souk, le soul et le reggae ont fait planer une ambiance bon enfant qui s’est propagée aux autres scènes. Son flow, ses interventions au porte-voix, ses déhanchements, ses interactions avec les festivaliers, et même les prestations des danseurs avaient la précision d’une montre suisse. La bonne humeur en bonus !! Voyez par vous même :

À revoir les jours de pluie !

Mon meilleur moment des Francos jusqu’à présent. Comme c’était mon premier concert à Spa, la barre était haute pour les suivants… Nous sommes ensuite passés voir Samir Barris, l’ancien chanteur de Melon Galia. Vous vous rappelez, cette formation dont la musique ludique et doucereuse moulait la personnalité introvertie du chanteur, et bien imaginez-vous qu’il a conservé sa timidité malgré la centaine de concerts qu’il a derrière la cravate. Par contre, en formule solo, ça passe moins bien. Nous étions un peu gênés par sa gêne…

Nous sommes donc allés voir les Français Yodelice dont la dégaine s’inspirait de Clockwork Orange avec leurs chapeaux melons et triangles noirs sous les yeux. Deux batteries, beaucoup d’aplomb et un sens de la mélodie, je me suis sentie interpellée. Ils ont réussis à nous tenir en haleine un bon 15 minutes avant de réaliser que le groupe accorde beaucoup d’importante à l’aspect scénique, ce qui en soit est très bien. Par ailleurs, on aurait aimé plus d’originalité au niveau musical, leur style léché rappelant Placebo et Radiohead gagnerait à s’en distancer. Parce qu’on doit le souligner, Maxim Nucci a un charisme indéniable. N’en tiens qu’à lui de lui de donner une personnalité propre à ce groupe folk rock générique chantant dans la langue de Shakespeare.

Dominique A était en grande forme pour sa première visite aux Francos de Spa. L’auteur-compositeur-interprète dont la plume en a inspiré plusieurs à chanter en français, dont Armand Méliès et Holden, rockait ses chansons plus qu’à l’habitude. Mes respects à cet artiste intègre qui prouve qu’on peut écrire des textes inspirées dans sa langue maternelle.

Sympathique, Patxi, bien que ses chansons gagneraient à sortir des courants folk pop et à travailler des arrangements plus élaborés, comme sur les deux premières pièces du spectacle qui m’ont mis en haleine.

On a terminé la soirée avec Sound of Stereo, nouveau projet du dj Deus. L’ambiance était festive en cette fin de soirée de Fête nationale belge. Dans un son qui plaisait bien au public belge (mais somme toute plutôt redondant à mon avis). Jugez-en par vous même :

Aujourd’hui, c’est LA plus grosse affiche du festival avec Jacques Dutronc, Christophe, Été 67, Orange Orange, Sexy Sushi, Pony Pony Run Run, Coeur de Pirate, Piano Club, Yann Perreau, Coco Royal, Mélanie Pain et Surfing Leons. Je vous ramène des images sans faute !!!

Bon, je vous laisse, je me remplis de nouveau les oreilles et vous téléverse le tout dès que possible !

Bisoux bisoux !


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Francofolies de Spa… À go on plonge!

Je viens d’arriver dans la charmante ville de Spa en Belgique, une mini cité wallone dont la population décuple durant les 5 jours que durent les Francos. Fiesta qui débute cette année avec la Fête nationale de la Belgique.  C’est avec un plaisir manifeste que je lève mon verre de Zizi Coin Coin à la santé des Belges!!!

Dans les prochaines heures, j’aurai la chance de voir notamment Baloji et Ghinzu de Belgique. Le premier ancre ses racines dans son Congo natal, amalgamant les sonorités souk, rumba, soul, funk et reggae. Sur cette trame ensoleillée, il slamme l’histoire de sa vie. On espère que Baloji rayonnera suffisamment pour contrer cette foutue pluie!

Pour ce qui est Ghinzu, je suis l’évolution de la formation rock depuis près de 6 ans. Je remercie d’ailleurs Jean-Robert Bisaillon de m’avoir fait découvrir ce groupe à l’époque de la SOPREF/LOCAL. Le nom du groupe fait référence à la marque de couteau Ginsu (plus on coupe, plus il s’aiguise), et c’est exactement ce à quoi on a affaire : Un groupe aux riffs bien affûtés et à la rythmique tranchante.  Ça promet de récurer les oreilles des festivaliers venus entendre Yves Duteil… D’ailleurs, avis aux intéressés, le chanteur a dû annuler ses concerts suite à un accident de voiture (ne vous inquiétez pas, sa vie n’est pas en danger).

Je me laisserai aussi pousser au gré du vent et partagerai avec vous les images des concerts que j’aurai capté grâce à Canal Vox qui m’a gentiment prêté une mini-caméra pour l’occasion.

Je tâcherai de vous ramener des entrevues d’artistes croqués sur le vif et bien sûr, ce que vous attendez le plus, les moments les plus cocasses du festival.

À suivre…

Pour l’instant, place aux Francos de Spa! À go on plonge…

GO!!!

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Retour sur Mes Francos

Voici donc ma palme, mes coups de coeurs, miroirs, méritas, trophées, bref le top du top des shows que j’ai vu à l’édition 2010 des Francofolies de Montréal (à mon humble avis, évidemment!).

Meilleure prestation scénique : Mon prix coup de cœur va à Gaétan Roussel, l’ancien chanteur de Louise Attaque qui a offert un spectacle sans temps mort et surtout, rodé au quart de tour avec des musiciens exceptionnels que sont le basse de la Mano Negra et Gordon Gano, leader des Violent Femmes. Bien que l’album soit assez électro-pop, j’ai beaucoup apprécié qu’il remanie ses pièces pour les livrer avec ses 8 musiciens sur scène, ça rockait grave !

Une mention honorable aussi à Radio Radio pour voir transformé le Cabaret en immense jacuzzi, leurs grooves contagieuses nous ont conquis les premiers instants.

 

Dans la catégorie Concert le plus festif : Deux concurrents de taille sont arrivés ex æquo : Nos grands flancs mous Bernard Adamus et Plume Latraverse !

 

Plume pour son medley de 13 chansons avant de s’arrêter prendre une gorgée de bière. Avec ses mauvais compagnons, il nous a fait revivre nos années de cégep avec Mouton noir, Jonquière, Porte de shed et Bobépine. Pour sa part, avec son blues-folk urbain et sa bande de hillbillies, Adamus a réussi à faire lever le party au point où il y a eu du body surfing à l’Astral. Un concert à inscrire aux anales de cette salle! :D

Les Bêtes de scène des Francos: Les nominés sont Xavier Caféine, Les Breastfeeders, Patrick et les Brutes et Ben l’Oncle Soul. Bien que Johnny Maldoror a cassé 3 tambourines au spectacle des Breastfeeders, et grimpé aux échafaudages, que Xavier et Patrick étaient à la hauteur de nos attentes, c’est le sympathique Français Ben l’Oncle Soul qui a retenu mon attention avec ses reprises motown de chansons populaires récentes, comme Seven Nation Army des Whites  Stripes, avec ses danseurs, choristes et section de cuivre entrainante, et pour sa bonne humeur contagieuse. Pour sa première visite aux Francos, Ben a mis les montréalais dans sa p’tite poche d’en arrière. La performance à ARTE vous donnera une idée de sa prestation:

Dans la catégorie Meilleur tandem : Sans contredit Yann Perreau et Loco Locass sur Le Bruit des bottes, parue sur l’album Un serpent sous les fleurs de Perreau. Une marche militaire où on sent l’envahissement armé et nos militants de Loco Locass qui montent au front pour arrêter les combats.  OUF! J’ai comme un trop-plein d’émotion…

Un moment inoubliable dans l’histoire des Francos. Voyez la performance de cette chanson lors de l’émission Studio 12 d’ARTV:

Du niveau du Meilleur concept scénique: Encore là, à des années lumières de ses concurrents, c’est Malajube qui remporte la palme avec Cube Rubique. Les quatre facettes du cube mis en scène par 4 différents tableaux : le premier Malajube version Karftwerk et le troisième Métal étaient les plus réussis. Fille à plume avec Voivod, quel bon flash. Sans parler du décor, l’immense cube rubique soutenu on ne sait comment, excellent concept ! Bravo. Voici quelques extraits du concert aux Francos :


Enfin, selon moi la Meilleur reprise: Ça été Pour un flirt avec toi d’Alex Nevsky. Le jeune don juan a revisité la chanson de Michel Delpech avec un style qui lui ai propre.

 Mention spéciale à Bernard Adamus nous a interprété La foule d’Édith Piaf avec Brio, et à Rupa & the April Fishes pour sa reprise de The Guns of Brixton des Clash.

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Salut à toi!

Bienvenue dans ma tête!

Suis une d’moiselle qui emmagasine pleins d’images, de scènes, d’infos, d’idées et j’vais en partager les meilleurs moments avec vous! :D

Ce qu’on vas trouver ici? mmm pas mal de compulsions musicales, artistiques, culinaires, aviaires, séries tivivuzeliennes, agricoles et j’en passe……

Bref.

On va commencer avec Mes Francos, mon dernier excès de concerts!

Pour mon plus grand plaisir, j’chroniquais quotidiennement à Canal Vox les shows marquants de la veille, autant mes coups de coeur que des coups de gueule. J’ai notamment assisté aux concerts d’une pétarade de groupes français et belges qu’on n’avait encore jamais vus à Montréal (Gaétan Roussel, Cécile Hercule, Ben l’Oncle Soul, Des fourmis dans les mains, BaliMurphy, Surfing Leons, Jaune Toujours et +++ d’autres!).

Ça fait 5 ans qu’j'ai ben du fun à travailler avec la belle équipe de Baromètre, Heuh! j’veux dire Mes Francos, particulièrement avec l’énygmatique Marc Denoncourt qui est à la barre l’émission à Canal Vox. Sacré Marc, on sait jamais c’qu’i nous réserve! ;)

pssst! en passant les émissions sont disponibles sur Illico, ça c’est le lien :

Bon j’m'y mets, sur ces méritats francos.

J’vous poste ça sous peu!

Cyn.

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